Vous. Nous.

Vous. Nous.
Je tourne en rond. Je m'approche de l'ordinateur, je commence à écrire, j'efface tout.

Ce n'est jamais assez bien.



_________Je voudrais écrire combien je vous aime, je voudrais écrire toutes ces images qui me reviennent, je voudrais écrire toutes ces musiques, tous ces fou-rires, toute cette passion. Je voudrais écrire ces quatre années merveilleuses que j'ai passées avec vous. Mais commentsumer cette amiten un petit article de rien du tout ?


_________Je me souviens la première fois. Quand je suis arrivée dans les vestiaires et que vous avez ces de parler, parce que j'étais nouvelle. Je me souviens qu'alors j'mtais dit : "Ce sont de très bonnes danseuses !!!" Je me trompais : vous êtes tellement plus !

_________Je me souviens de la barre. De genoux-plafond et talons-fesses quand il fait froid. Des courses sur pointes et des bonbons. Des pliés jusqu'aux attitudes sur la barre. Des abdos. Des adages et des dégagés. Des petits et grands sauts. Des pirouettes et du "plie-surplie". Des diagonales et des manèges. Des bouteilles d'eau et des litres de sueur. Des ventilos. De la colophane. Des courbatures. Des chaussons à coudre ou des chaussons troués, des justaucorps, des collants maillés. Des pointes. Des ampoules. Des sparadraps. Des taches sur le satin. Des grimaces parce que ça fait mal. Des petites menées. Des échappées et des retirés aggripées à la barre. D'une grosse gamelle !!!

_________Je me souviens de tends tes pointes. En-dehors. Tends tes jambes. Rentre le ventre. Serre les fesses. Lève le menton. Serre les omoplates. Monte le cou. Baisse les épaules. Avec grâce et légèreté. On plie les genoux sur les pointes de pied. Talon-plancher. L'en-dhors part de la hanche. La tête. Emmène ton épaule. Monte sur ton cou de pied. Le regard intelligent dans la mesure du possible ! L'air aimable ! Vous sourierez le jour du spectacle ? Argh c'est moche ! ( Et un nouveau mot à la répèt' : "Abominable !" =P )

Je me souviens d'Alice. Des Oiseaux, des académiques, des pointes qu'on avait teintes. Des traces qu'elles laissaient sur le parquet. Des ailes en voile de mémé. De la musique, de la chorégraphie, de la pose qu'on prenait à la fin. Du grand écart qu'on avait ou qu'on n'avait pas. Je me souviens des roses peintes en rouge et du solo de Brune juste avant. Des tutus et du justaucorps, même que sur l'étiquette du mien il était écrit "Anna la + belle". De quand j'étais tombée pendant la répétition, et que Flore et Naïs n'en pouvaient plus ! Je me souviens des Jumeaux, de "C'est physique" et de la roue. De Willy qui faisait n'importe quoi. De Naïs, un boum avant que le rideau s'ouvre, et de Marion qui avait commencé à partir avant que le rideau se ferme. J'me souviens de Marion encore, qui faisait le lapin pendant des abdos et faisait rire Flore et Aurélie. De son pas de deux magique avec Jennifer. Du chat du Sheshire. Des huîtres. Du final.

_________Je me souviens de Mary Poppins. Mais on avait été "coupées" en deux groupes. Je me souviens des Passants, du cours de Julie le samedi. Des marins, des Policiers au parc, des Ballons. De Naïs qui perd sa jupe et n'a pas de ballon ! De vous, si belles dans les nounous et les funambules. Je me souviens de votre mage. Du Cabaret, de Bert et Mary. De la vieille dame et de la banque. Des enfants, des parents. Des Cygnes splendides. Je me souviens de "Music was my first love", et de "Souris Annabelle !!!"

_________Je me souviens des Misérables. De Your Song et du trac. Des Ronces et de Flore qui traduit les paroles en dansant ! Du délire international à la répétition, lorsqu'on mimait les arbres avec Marion. De la Lettre au père Noël et de ( mais ça c'est venu plus tard ) "Boudin power forever !!! Un pour tous et tous pour boudin !" J'me souviens de la Valse, et de Brel qui s'emballe à la fin - on se demandait bien comment on y arriverait. Je me souviens des Barricades, de "Vive la République", de Requiem For a Dream et du choc des Bisons ! De Gavroche qui est tombé par terre-c'est-la-faute-à-Voltaire, du duo de Claire et Marion, avec un petit strip-tease en prime ;-) D'Eponine-qui-meurt-pour-me-sauver-c'est-trop-triste. Je me souviens du mariage et des changements de costumes en dix secondes chrono. De Roxanne parce que vous étiez splendides. Des petites lumières et de Tant qu'on rêve encore.

_________Je me souviens, enfin, de samedi soir. Peter Pan. Sûrement le meilleur de tous. De tous ces personnages plus vrais que nature. De Claire-Peter rayonnante, de Marion merveilleusement Crochet et merveilleusement belle, de notre Flore-Monsieur Mouche survoltée et à fond dans son rôle ( "Crocheeeet !!!!", tes p'tites impro' ou encore ton poing brandi fièrement !!! ). De notre Léa-Lili la Tigresse tout simplement fantastique, des parents tout sourire, du solo de Naïs-Wendy et d'Axelle tellement exceptionnelle qu'il n'y a pas de mots ! Du Crocodile. Je me souviens des Ombres, ensemble pour la première fois, des Nuages sur pointes et du fouetté tant redouté. Des Indiens, de quand on rampe, de la fin super-chouette avec le pas "Danse ta vie" et le porté de Lili. Des Couteaux, du rire de Laurie dans la salle, des gens qu'on a terrorisés avec nos fameux couteaux rétractables, de Crochet qui baisse la tête du rebelle, de la pose finale. Du scotch sur la dent ( chiche ? :P ) Des Pirates, de Mélina que j'ai enquiquinée jusqu'au bout , du jeu de carteme qu'on trichait, des cris-genre-on-est-en-train-d'accoucher, de la bagarre avec mon Ribousoume, de "Crocheeeeeet !!!!!" et de Marion qui nous tombe dessus !!! Je me souviens de Fleurs du Bien, pense à moi, pense à moi, et du piano désaccordé - finalement elle va me manquer cette chanson ;-) - avec le fameux pied dans la main. Et de "Offre !!!". Je me souviens du final... De toutes nos larmes, et de "Pffff les grandes elles pleurent toutes comme des gros bébéééés !!!" Du discours d'Annabelle et du sanglot de Crochet. Des loges de stars. Du mot magnifique qu'Annabelle y avait accroché.


_________Aujourd'hui je peux ajouter que je me souviens du goûter et de la soie improvie. Des brochettes de fruits et des toasts super bien disposés sur les plats ( Risöme power !!! ). Des fou-rires et des soucis technologiques :-P Je n'en dirai pas plus parce que chut c'est un secret, mais... Génial =)




_________Mais je me souviens avant tout de vous. De nous. De la Danse rue Charles Serre, des heures qu'on aura passées ensemble, dans les vestiaires, à la barre, sur scène. Quatre ans avec vous ça ne se sume pas en quelques lignes. Il faut l'avoircu pour savoir "How wonderful life is now you're in the world". Nous, c'est pour toujours, promettez-le moi parce que sans vous jsuis plus rien. C'est grâce à vous que j'ai tenu les jours où tout n'allait pas pour le mieux. Vos sourires sont les meilleurs remèdes du monde.





J'vous aime. De tout mon coeur.


Pix : en attendant mieux ;)

# Posté le mercredi 27 juin 2007 07:23

Modifié le jeudi 28 juin 2007 09:59

Me fondre enfin dans l'air, dans l'air du temps qui passe Et me rend lasse de prendre de plus en plus de placeJ'ai peur que tu me remplaces...Gerald Genty

Me fondre enfin dans l'air, dans l'air du temps qui passe Et me rend lasse de prendre de plus en plus de placeJ'ai peur que tu me remplaces...Gerald Genty

Faites c'que j'dis.

Pas c'que j'fais...


( Par ici... )

# Posté le vendredi 15 juin 2007 09:44

Modifié le vendredi 15 juin 2007 10:47

o.O

o.O

# Posté le lundi 11 juin 2007 11:08

La seule chose que je sais à présent, c'est que je ne sais rien

La seule chose que je sais à présent, c'est que je ne sais rien
Parfois c'est dur de parler... On se sent mal mais on ne sait pas comment faire au juste,
quels mots mettre sur ce qu'on ressent, comment parler de cette chose qui nous torture nuit et jour, cette chose à laquelle on ne peut s'empêcher de penser, cette douleur qui nous ronge de l'intérieur sans qu'on sache comment réagir. Au fond... oui on sait de quoi il s'agit, évidemment. Mais... on oscille. Entre conscience de son mal-être et une certaine lâcheté, lâcheté qui repousse les mots, qui nous fait fermer les yeux sur ce qu'on est, ce qu'on vit. Le nom tu le connais, tu ne le connais que trop bien. Mais pas pour toi, non, pas pour toi ! Tu fais semblant, pas vrai ? Ca s'arrêtera quand tu voudras, tout ne dépend que de toi ! Oui, bien sûr...



On n'ose pas mettre des mots sur la vérité, sur ce qui gouverne notre existence, on n'ose pas parce que ce mots font peur, qu'ils coupent, qu'ils blessent, qu'ils font mal ces mots ! On n'ose pas parler parce que d'une certaine manière, parler c'est reconnaître qu'on souffre, accepter son mal et y consentir ! On préfère se voiler la face, et se dire qu'on est maître de soi, parce qu'au fond on persiste à y croire, même s'il arrive que le doute s'installe...

[ C'est moi le maître mais comment être sûre de ça ? ]

On est bourré de contradictions, on ne sait pas ce qu'on veut et au fond, on en souffre. Tu te sens mal aussi parce que tu vois les autres désemparés face à ton mal-être mais tu peux pas leur parler, tu peux pas leur dire ! Tu aurais l'impression de les charger d'un poids qu'ils n'ont pas à porter, et... de toute façon tu n'arrives plus à parler. Des fois tu te dis que t'aimerais être comme tout le monde, que t'aimerais n'avoir jamais connu cette drôle de petite voix, parce qu'avec elle c'est à la vie à la mort, et qu'tu pourras jamais t'en débarrasser, jamais totalement. Tu le sais, tu l'as toujours su. T'aimerais tout effacer et recommencer, et à présent, regarder en arrière tu peux plus, ça te blesse trop. La nostalgie te submerge. Les regrets, les remords. Tu te sens si différente de celle que tu étais ! Tu as mal parce que l'insouciante, tu ne la comprends plus, tu la regardes avec étonnement et amertume, dédain et jalousie. Tu ne retrouves plus tes traits dans les siens. Tu as trop changé. Pourtant c'était hier, tu te souviens.


Alors tu veux oublier. Tu vois pas d'issue mais ton passé te fait trop mal. Tu ne peux plus vivre qu'au jour le jour, et tu t'effaces, tu oublies ce qui te tient à coeur. Tu te jettes corps et âme dans ce qui reste. Tant pis si tout ne suit pas. En fait tu t'en fous, tu te fous de tout.


Tu voudrais vivre, mais au fond c'est elle que tu aimes plus que tout, plus que la vie elle-même.



Pix : by me. Sans retouche.

# Posté le vendredi 08 juin 2007 16:16

Modifié le samedi 09 juin 2007 08:37

Regardez le ciel. Demandez-vous : le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ?Et vous verrez comme tout change...

Regardez le ciel. Demandez-vous : le mouton oui ou non a-t-il mangé la fleur ?Et vous verrez comme tout change...
- Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai...

Moi je me taisais.

- Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.

Moi je me taisais.

- Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces...

Moi je me taisais.

Il se découragea un peu. Mais il fit un effort :

- Ce sera gentil, tu sais. Moi aussi je regarderai les étoiles. Toutes les étoiles seront des puits avec une poulie rouillée. Toutes les étoiles me verseront à boire...

Moi je me taisais.

- Ce sera tellement amusant ! Tu auras cinq cents millions de grelots, j'aurai cinq cents millions de fontaines...


Et il se tut aussi, parce qu'il pleurait...

- C'est là. Laisse-moi faire un pas tout seul.



Et il s'assit parce qu'il avait peur. Moi je m'assis parce que je ne pouvais plus tenir debout.

# Posté le vendredi 01 juin 2007 08:01

Modifié le vendredi 01 juin 2007 16:20